Pourquoi la France a été visée par les attentats de Daech

Le crime qui vient de toucher la France, ce 13 novembre 2015, dans son horreur n’a comme seul but de marquer les esprits et au-delà d’obtenir une situation particulière sur le territoire français. La violence politique a cela de fort qu’elle oblige l’adversaire désigné à réagir, contre son gré et sur un terrain où il ne voulait pas le faire.

Pour commencer, pourquoi la France a été prise pour cible ?

Parce qu’elle a frappé Daech, oui, mais d’autres pays l’ont fait, pourtant ils n’ont pas été touchés sur leurs territoires.

Soyons plus concret. Ces attentats ont un but stratégique et dans une stratégie, on cherche les points faibles de son adversaire, donc il est important que la France comprenne, sur quel ressort les protagonistes de cette histoire veulent s’appuyer et pour cela voir où la France est en difficulté.

Ne faisons pas l’inventaire de toutes les difficultés. Deux sont fortes : un chômage très important, qui plus est qui touche tout particulièrement une population sensible et la déliquescence de quartiers tout entiers avec une forte proportion de population issue de l’immigration.

Parallèlement, voyons ce que veut Daech, faire un califat sur une zone qui s’étendrait de la Mauritanie au Pakistan. Pour cela, il lui faut des sources de revenus. En Irak elle occupe des territoires où se trouvent des puits de pétrole, d’ailleurs l’Amérique a décidé de bombarder les camions qui transportent ce pétrole. Il faut aussi des combattants et des habitants. Il y a fort à parier que cette « ressource » puisse commencer à manquer à Daech ou qu’ils pensent en manquer à un moment. En effet, il est peu probable que toute la population des territoires conquis par Daech soient restée sur place et une guerre coûte chère en vie humaine.

Revenons à la situation sur le territoire français et les attentats. Ce que sait Daech c’est que la population française est travaillée par un parti politique qui monte les citoyens les uns contre les autres, que ce parti politique est arrivé à voir son analyse politique largement reprise par d’autres partis et partagée par une part de la population.

Cette idéologie politique qui a cours en France, stigmatise une population qui est pour une partie importante d’origine musulmane et que Daech doit penser à tort ou à raison en voie de radicalisation, d’autant qu’elle risque d’être stigmatisée.

Le risque est celui-là, les visées probables de Daech avec ses attentats sont de radicaliser à droite, la politique du pays, la droitisation a pour corrolaire l’atteinte aux libertés individuelles. Comme l’histoire l’a maintes fois démontré donnera libre court à un arbitraire policier qui bien sûr créera des réactions négatives dans la population et bien sûr en France dans la population de confession musulmane ou présumée comme telle.

Déjà dans le discours de certains hommes et femmes politiques, des déclarations stigmatisant les cités, demandent des mesures exceptionnelles qui ont pour cible particulière les lieux où habite une population musulmane importante, elles vont dans le sens de Daech et pourquoi me direz-vous, tout simplement ?

Pour enrôler de nouveaux combattants pour cet état criminel.

L’attente de Daech est qu’on lui fournisse par des actes irréfléchis des soldats et une population importante pour le califat qu’ils souhaitent mettre en place.

Si les politiques mettent en place une politique discriminatoire et anti-démocratique, ils offriront à Daech, de la rhétorique toute prête pour pouvoir atteindre leur but qui est de faire immigrer une parti de la population française dans leur califat.

Simple comme bonjour ! Tu vois frère comme tu es traité par les impies qui te font vivre comme un sous-homme ou sous-femme…

Le contexte favorisera cette enrôlement dans l’état islamiste radical et le personnel politique français ferait bien de ne pas tomber dans le piège ou ils seront responsables d’une stratégie politicienne déplorable pour leur pays et même pour le monde.

La question ne se réglera pas de toute façon par des lois d’exception mais bien par des moyens financiers à la hauteur des enjeux et par l’élimination du danger de l’islamisme radicalisé.

C.Olivier