Nos valeurs

Dans un échange à l’assemblée entre Manuel Vals et Alexis Corbière, l’ex-premier ministre de Hollande accusait Corbière et la France insoumise de collusion avec les indigènes de la république (petit groupuscule) et dénonçait cette promiscuité (factice d’ailleurs), puis ajoutait “mais sur nos valeurs nous pouvons-nous retrouver“.

Je ne développerais pas la question de la raison qui pousse un homme politique a des invectives n’ayant pour but que de discréditer leur adversaire politique, cela a était déjà maintes fois commenté, dans différentes études de la politique.

Là ou les choses sont plus intéressantes, c’est dans la propension de Vals dans ses thèmes rhétoriques a utiliser la notion de valeur, cette notion d’échange, de transaction, de quantité échangeable et donc monnayable.

Le vocable valeur a cela de particulier, qu’il est connoté plutôt à droite, il est observable, qu’il est presque absent dans les écrits de la gauche, encore en moins dans le socialisme, ou dans la sociale démocratie, ou le communisme.

Par contre il excite bien dans les écrits de droite. D’ailleurs en France un journal a ce mot comme titre, valeurs actuelles, pour ne pas le citer.

Maintenant il serait intéressant de se poser la question de quelles valeurs il s’agit, Vals dans sa rhétorique, se positionne une fois à gauche, une fois sociale démocrate en moins socialiste et se situe politiquement plutôt dans la lignée des démocrates de centre droit.

Du coup la difficulté de compréhension du discours est de quelles valeurs s’agit-il ? Universelle ? Socialiste? Sociale démocrate ? Notions flous s’il en est, notion socialiste qui n’est pas une question de valeurs, mais de la mise en commun, pour légalité, ou la question de la sociale démocratie, de la redistribution de la richesse produite ,ou de la fin des classes sociales pour les communistes.

Ce qui semble être le dada rhétorique du monsieur le mot valeur(s) qui ne serait (ent) pas négociable, alors que une valeur est intrinsèquement transactionnelle, autant dans le domaine économique, que sociétal, la vie est faite de compromis, je veux vendre 3€ le kilo de pommes que j’ai produit, les acheteurs de ce produit m’en offre 2,80€, 2,50€, 2,20€ à quantité égale je vais transiger et choisir l’acheteur à 2,80€. Il en va de même pour la vie courante, je refuse de rentrer dans une église, n’ayant pas de religion, ma fille, ou un(e) ami(e) souhaite ma présence à leur mariage religieux, pour ne pas les froisser, je ferait un écart dans ma façon de penser (dans mes valeurs personnelles).

Les exemples qui prouveraient que la notion de valeur est une notion, multiple, évolutive et non constante, pourraient faire l’objet d’un développement plus important, mais l’on en viendrait à la même conclusion.

La question est monsieur l’ex-premier ministre le sait-t-il ? La réponse est oui, lui permettant d’être a la fois le juge garant de la valeur commune et l’accusateur de la norme transgressée, tout t’en éliminant le contradicteur puisque que l’accusateur (en l’occurrence Manuel Vals) ne dit pas qu’elles sont ces valeurs qui on était transgressées et quelles preuves il apporte à son accusation.

Mais l’accusation est bien la transgression de valeurs communes (on pourrai dire contractuelle), vous vous alliez au Indigène de la République, alors je vous accuse d’avoir cassé le contrat qu’ils nous liaient et donc j ai la légitimité à vous mettre en accusation, mais au non du contrat qui nous lie, je suis près a vous retrouver, c’est un peux la maladie qui fait croire au corps qu’il est une partie de lui, ou un cheval de Troie politique, la chose est la même, le but étant d’obtenir le résultat voulu.

La rhétorique de Vals est une stratégie vis a vis des camarades insoumis (socialiste), d’intrusion moralisatrice et accusatrice, cette stratégie à cela de parfois efficace, qu’elle mets le locuteur dans une incompréhension de l’objet du reproche : qu’ai je donc fait ?
Qui a fait courir ses bruits etc. Résultat la personne réfléchit non pas à répondre convenablement aux propos, mais à une situation sans fondement et donc anxiogène.

La réussite de cette rhétorique a des limites, le respect du contradicteur, de la personne qu’il a en face, des casseroles qu’il connaît. Ceci ne convint potentiellement que les indécis qui n’ont pas une opinion définie, de celui qui est mis en accusation.

Sa méthode: discréditer, discréditer il en restera toujours quelque chose.

Copo Olivier

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