Le nationalisme

Sous un soleil et un bleu vif avec quelques nuages, il n’est pas rare que le quidam moyen en France, en Europe, en Amérique du sud et autre, ne voit pas des grandes bâtisses, fièrement construites sur une montagne, une colline et autre, le plus souvent en hauteur pour des questions stratégiques. Bien sûr, les Américains ou les Africains n’ont pas ce petit repère visuel pour se rappeler que d’autres personnes ont vécu sur le même secteur géographique. Mais heureusement depuis, les fouilles géologiques permettent de voir que d’autres personnes ont vu le jour sur le même territoire.

Le plus souvent, les êtres humains sont fascinés par ces vestiges du passé qui ne sont, il faut bien le dire, que ruines et détritus laissés à notre perspicacité. Nous en laisserons à nos descendants un plus grand nombre et en plus nauséabonds, pour ne pas dire bien plus dangereux, si nous échappons à une destruction par nous-même suscitée. Mais si nous ne sommes pas au point sur le recyclage des déchets en tout genre, il y a dans les homo-politicus, un recyclage permanent, celui des déchets et ruines de nos ancêtres.

Car quoi de plus intéressant que de recycler des vieilles idées passées, ou tout simplement de faire dire au passé ce qui n’a jamais été dit ou tout simplement faire croire qu’il y avait une unanimité sur la nation, l’identité des personnes présentes sur un territoire. Bien sûr l’histoire est toujours l’histoire des régnants et possédants qui sont souvent les mêmes. Mais comme le dit si justement Brassens, les morts sont tous des braves types ! Et j’ajouterais, de plus on peut leur faire dire n’importe quoi, bien sûr cela permet de se donner une légitimité, car là est bien la question, la politique et les politicards ont besoin de faire croire à leurs balivernes.

Car comme dans la fable de La Fontaine, tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Le but de la propagande politique est de convaincre une population du bien fondé de sa vision de la société sur des faits multiples. Mais le plus souvent, d’arriver au pouvoir et de s’y maintenir, et quoi de plus simple de se dire de votre famille et de s’inventer un danger, plus ou moins véritable, et se présenter comme le protecteur de cette famille. Et donc cette famille, on lui invente des ancêtres, avec des points de vue, ces points de vue sont séculaires et donc ont un poids tout particulier, pour ne pas dire un poison tout particulier.

Le nationalisme est toujours sur cette manoeuvre, nos ancêtres sont les personnes qui nous regardent du haut de leurs nuages, qu’importe qu’il n’y ait pas de vie après la mort, nos ancêtres nous regardent et cela fait bien quand on peut leur prêter des opinions politiques similaires, une religion similaire et surtout un attachement aux seigneurs, de la religion ou de la politique, souvent des deux, qui bien sûr n’est qu’une construction. Dans de nombreux pays les gens n’ont pas forcément les mêmes religions et les mêmes opinions politiques et cela est un fait largement partagé…

Ainsi quand on me dit civilisation judéo-chrétienne, avec mon histoire familiale, je me dis toujours en mon for intérieur, Saint-Barthélémy.

Quand le noir corbeau envoyait la troupe dans les Cévennes, dans la Drôme et autre lieu où les gens du coin avaient épousé la Réforme, la question comme aujourd’hui était la question des riche et des pauvres et comme toujours les privilégiés avaient besoin de se légitimer auprès d’une population innocente et manipulée avant de massacrer une population qui avait le seul tord de ne pas croire au même dieu, ou de ne pas croire du tout, vagabondant pour trouver quelque travail pour subsister encore quelque temps, comme toujours, des gens voient dans ces individus des personnes qui étaient dangereuses pour leurs affaires.

Bien sûr aujourd’hui comme hier, les apprentis gouvernent et les gouvernements sont prompts à voir dans les gens qui sont dans la rue des personnes dangereuses, il y a dans les déplacements un inconnu flippant  pour les sédentaires, de l’inconnu vient le péril, même si cela n’est pas forcément vrai. Mais dire nous avons une culture ancestrale et ces gens vont tout changer, cela fait peur et donc parle à l’instinct plus qu’à la raison. Le nationalisme vit de cette propagande, qui consiste à dire que cela était mieux avant et que de gros méchants vont nous voler nos racines….

Quand on connaît bien son histoire et celle des autres, on se rend compte de la supercherie.

Quand on connaît  l’avenir de ceux qui suivent leurs gouvernements et leurs intérêts, on fuit…

Quand on connaît là où mène cette propagande politique, c’est-à-dire dans les cimetières, on ne se laisse pas conduire dans le tombeau, comme un abruti.

Copo-Olivier

 

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