Primaire du parti socialiste, confirmation du vote pour Mélenchon

 

 

«(…) Il s’en faut de beaucoup qu’on puisse les déclarer bonnes sans restriction (…)

(Savoir faire individuel d’une personne ndlr )….

(…)Le sang-froid d’un vaurien le rend, non seulement bien plus dangereux,

mais aussi immédiatement, à nos yeux plus abominable (… )»

Emmanuel Kant (métaphysique des mœurs)

 

Ce que l’on a pu constater pendant les primaires du parti socialiste, hormis le non évènement du taux de participation qui est tout de même sans grande surprise, la vrai problématique est qui a voté ? En toute apparence, pas les militants du Parti Socialiste, ce qui donne une information sur l’état de ce parti, pour l’Humanité et l’institut de sondage Harris seul 22% d’entre eux aurait voté.

 

Le faible taux de participation des personnes qui devraient être les plus convaincues des convaincues de la nécessité de voir leur parti présenter un candidat à cette échéance électorale qui arrive à grand pas, en dit long sur la perdition idéologique et surtout de conviction de la cheville ouvrière du parti.

 

Toute guerre même symbolique, se gagne par la conviction de gagner des généraux, mais aussi des fantassins, de la cavalerie, au franc-tireur, en toute objectivité, ces personnes convaincues étaient absentes au vu des seulement quelques dizaines de personnes présentent aux interventions de Valls, de Montebourg et un peu plus chez Hamon.

 

Il y a d’ailleurs une incongruité de la part des journalistes d’avoir fait unanimement leurs analyses sur un non-événement qui est d’ailleurs plus patent qu’annoncé. D’ailleurs une vrai information évènementiel issu du site du journal Marianne, reprochant au parti socialiste d’avoir par un effet d’annonce fait passer sous silence, que la participation n’est pas près de 1,5 millions à deux millions de participants au primaire du PS, mais 1,4 millions et rien de plus. Il semble bien que Marianne, Politis et l’Huma. sont les seuls à ne pas faire n’importe quoi. Sur France 2, ce grand n’importe quoi a pris des proportions extraordinaires, au lieu de présenter un graphique dans l’ordre croissant ou décroissant, ils ont conserver l’ordre de tirage au débat, faisant figurer ainsi Valls en premier et Hamon en dernier, c’est à dire que le gagnant du premier tour passer en dernier ! est atténuant la différence.

 

A noter d’ailleurs le traitement de la victoire de Hamon est bien différente de celle de Fillon, pour temps le cataclysme est le même.

 

Il est incroyablement étonnant pour l’observateur de voir deux traitements complétement opposé d’une situation identique, là ou pour Fillon à juste titre les journalistes ont constaté que les pronostiques avaient été tous démenties. Le candidat considéré comme le moins susceptible de gagner l’avait fait haut la main. Dans le cas présent les journalistes ont plus parlé de Manuel Valls, que de Benoit Hamon, même quand Arnaud Montebourg a dit qu’il appelait a voté Hamon, les journalistes ont zoomé sur Valls qui de façon arithmétique sans bourrage d’urne ne peut vaincre Hamon. Il semble bien que la victoire d’Hamon, le grand comique de « la Quotidienne » de  tmc, ridiculisé et vu comme le moins crédible des candidats, à réalisé un score important, sans que les journalistes analysent la flagrante défaite de la position blairiste de l’enseigne : sociale démocratie passer au libéralisme.

Cette incompréhension des personnes qui sont censé informer et donc instruire les français des enjeux pour notre société, a était porté à son paroxysme, quand dans la soirée le journaliste Franz-olivier Gisbert invité de France 2 écoutant ses opinions politique plus que son métier de journaliste, à commencé par expliquer que Hamon était la gauche non réaliste et Valls la réaliste. Que les politiques de relance n’était pas viable car les produits manufacturés était produit en chine (c’est le même qui disait que les délocalisation, n’aurait aucun impacte sur l’économie !!) confondant en cela distribution de revenu et relance keynésienne.

Puis dans une digression surréaliste qui aurait beaucoup plus à Daly, il a fait une comparaison en Trump et Hamon.

Il a montré son incompréhension de la réalité de la circulation marchandise et des êtres humains, il a cru voir dans la gauche qui n’a pas choisit le libéralisme de ce pays, des anti-immigrés fascisant, pourtant ni le programme de Hamon ni dans celui de Mélenchon, ne propose une fermeture des frontières aux personnes venus de l’étranger. Mais aucune réaction du journaliste de France 2 pas d’intervention pour lui demander d’ou il tenait ses informations et sur quel programme ? Déontologie journalistique ??

 

Car si il y a bien une difficulté à appréhendé le travail journalistique, il est du à la méthode d’investigation qui semble avoir était plus qu’inexistante, soyons plus méthodique et prenons une observation historique des deux opinions. La politique de relance économique imputée le plus souvent à l’économiste Keynes a était la méthode de bien des Etats dont le résultat à était une période plus tôt faste. L’ordo-libéralisme défendu par Valls et Giesbert a pour résultat visible une période de plus de 4 millions de chômeurs et d’au moins 8 millions de pauvres, d’un coups la discussion n’est plus au même endroit… Là on est en face d’autre chose, c’est à dire non pas une gauche irréconciliable, mais deux projets qui s’opposent.

 

Et c’est justement ce qui manque au débat. Ce n’est pas Malek Boutih qui n’a que comme seule argumentation que Hamon n’a pas l’expérience de l’Etat et aurait la bombe atomique entre ses mains ! Alors même que Hamon a était ministre donc a eut une expérience de l’Etat et que je sache il n’est pas fou. Par conséquent la communication du monsieur relève de l’épouvantail, il essaie de faire peur aux électeurs. Il n’a pas d’argumentions réelle a lui opposer, communication que je qualifierait d’irresponsable, car pathogène. La volonté porté par les personnes publiques, que ce soit celle de Valls, ou de Malek Boutih devrait suivre les préceptes de Emmanuel Kant sur la volonté(1) et être bonne pour la société et non pas l’objet d’ambition personnel exclusivement.

 

A nouveau quelque chose cloche : c’est l’honnêteté vis a vis des électeurs, comme le discours de Hamon qui reprend lors de son intervention le programme de Jean-Luc Mélenchon on là on touche a une réalité qu’aucun journaliste n’a voulu commenter, la victoire au primaire du Parti socialiste de Benoit Hamon est la victoire des idées de la France insoumise et de son programme l’avenir en commun (2).

 

Là ou les idées du Front National reprise par les partis de droites dite traditionnelle, a fait l’objet d’analyses des médias, l’ostracisme de la presse montre bien la difficulté des journalistes face a une réalité qui ne rentre plus dans leurs système analytique.

Car en dehors de la question du revenu universel, que Mélenchon a le bon ton, de ne pas avoir mis a dans son programme, Hamon lui a piqué les thèmes : de l’écologie, de la relance économique et autres, comme Philippot d’ailleurs et là est bien le problème. Mélenchon a travaillé son programme avec une consultation de ses électeurs potentiels et a joué a fond l’honnêteté politique. Pas sur une question identitaire d’une gauche sommée de voter pour l’abandon de ses idées et ceux qui n’ont pas compris le trucage se sont retrouvé poussé à la porte avec l’humiliation des déclarations de Cambadélis.     Gérard Filoche a vécu la chose, avec le ridicule qui lui va si bien appelant à voter Montbourg ultime « gaucharde » PCF et « Martine-z-oive », d’une direction de la CGT incapable de soutenir le bon moteur. Un PCF résigné à jouer les troubles fêtes contre Mélenchon tout en disant, c’est notre candidat, quelle mascarade, le charmant secrétaire de la confédération se piquant d’une interview avec la bourgeoisie « Monte-bourgoise », sans aucun doute la marque d’une prolétarisation du bureau de la CGT…

 

Aujourd’hui malgré l’incompréhension médiatique, les enjeux des élections ne sont pas ceux d’une gauche : réaliste, de pouvoir, décomplexée ou autre imageries Ubuesque et une gauche irréaliste. Mais bien entre un programme politique ordo-libérale ou un programme de relance et de vision de demain en commun, un demain en commun par un Jean-Luc Mélenchon qui a bien compris que la politique, doit être  planifier. Non pas reprendre le programme des autres ou alors les rejoindre ce qu’aurait du faire Hamon. Il veut sauver le parti socialiste, mais pas son pays, l’Europe ni le monde du spectre de la politique qui conduit le monde vers l’abime. Voir l’exemple des villes américaines et autres, détruites par la crise économique ordo-libérale, que conduisent les Trump et autres démagos.

 

De plus pas encore élu est déjà le candidat probable de la primaire du PS , nous parle d’une synthèse, encore la machine du parti socialiste a conduire une politique de droite. Voter Mélenchon c’est voter pour un programme en tout conviction, voter Hamon c’est voté une synthèse avec Valls et de cela nous ne voulons plus, de cette droite socialiste, sociale libérale qui nous à conduit dans l’impasse autant au niveau du pays que de l’Europe.

 

Surtout il faut a ce pays un président honnête et qui fait ce qu’il dit.

Mélenchon a des chances d’être élue la ou Hamon ne fera que représenter une idée du socialisme.

 

Avec Mélenchon s’est la possibilité de la victoire de la raison, contre l’obscurantisme néolibéral.

 

Copo-Olivier

 

 

1-Emmanuel kant « métaphysique des mœurs ».

2- la France insoumise, « l’avenir en commun » le seuil, 3€.

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